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L’enfant de la forêt 7 juin 2017

Dans la claire forêt où les arbres dansaient, sur le sol humide de mousses intrépides, dans l’air vivifiant de la pureté d’antan, l’enfant apparut. Les yeux grand ouverts absorbants ces trésors, il vit le monde en vert comme la pureté de l’or.

Il s’enfonça souriant dans le bois plus profond, comme un roi envoûtant cherchant sa solution, il courrait maintenant vers le but de sa destinée puis erra un instant par la nuit apeuré.

Il disparut

Il revint tard un soir comme venant de nul part puis se remit à chercher comme de sa vie la clé, dans les troublants feuillages d’une forêt sans âge,  puis des voix réclamant son réveil l’enlevèrent à ces merveilles.

Bien au chaud dans son lit, il se rendormit.

On le revit alors chercher dans les cyprès, les sources d’un sort qui peut être le sauverait, il courrait librement comme jamais il ne l’avait fait, cherchant ce qu’un enfant ne devait espérer.

A nouveau la voix de sa mère le fit disparaître, ainsi que le jour naissant, survenu à sa fenêtre.

Quelques nuits passèrent puis l’enfant dans son sommeil troublé revint à la clairière sur son avenir veiller. Il courrait comme un fou sentant le temps le presser puis retrouva les loups dont il avait tant rêvé. Il s’approcha doucement de peur de les effrayer, son petit cœur battant d’une rencontre si préparée. Il fallut peu de temps pour qu’il soit encerclé et des loups le plus grand vint à lui pour parler. On ne su jamais ce qu’il lui disait car les arbres du haut de leurs cimes protégeaient jalousement cet échange si intime, mais l’enfant bouleversé se mit soudain à pleurer. Il voyait apparaître devant lui tant d’objets si familiers, de son fauteuil roulant à ses taies d’oreiller, les larmes de sa maman et ses rêves consumés, les mensonges rassurant sur l’obscure vérité et les boites de médicaments qui l’avaient décimé.

Une caresse rassurante vint à nouveau le réveiller.

Quand il revint, quelque chose dans l’air avait changé, comme si ses prières enfin s’étaient exaucées. Les loups l’attendaient cette fois pour le guider, et il les suivit lentement en cette nuit consacrée. Dans le silence latent, l’enfant sentait son avènement, comme un prince aurait été couronné, lui allait enfin être libéré. Il marchait solennellement dans les brumes de la nuit et ses jeunes yeux d’enfant s’ombraient de mélancolie.

Le groupe s’arrêta et les loups s’installèrent autour d’une stèle de bois, d’or et de pierre. L’enfant se mit à pleurer sans un bruit, comme pour apaiser sa dernière nuit. Il s’allongea sur la pierre formulant son ultime prière et les loups d’un hurlement le menèrent au firmament.

Dans sa lente traversée, il revit son passé, et la voix de sa mère sembla l’effleurer, même si cette fois il ne se réveillerait pas. Il sentit à travers les âges et le temps les larmes d’amour de tristesse et de soulagement tomber des yeux de celle qu’il aimait tant, mais elles ne pourraient le ramener à la vie car déjà loin il était parti.

Le bonheur n’est pas inhérent à la Terre et si ailleurs certains le trouvèrent, cette réalité est à méditer : les souffrances qui aujourd’hui nous font tort s’apaiseront toutes dans la mort.

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